Learning French with us is not just discovering the French language, but also French and Francophone cultures. This book has won the prestigious Goncourt Prize, and one of our classes has studied it this year. Here are Hilary’s and Sarah’s reviews (critiques), two students learning French with Alliance Française Bristol et Bath.

Le livre vient avec un avertissement – attention – prédisposition à la confusion !
Au début l’intrigue se déroule presque par hasard, et d’une manière un peu invraisemblable à la recherche de la véritable identité de Guy.

A la fin je ne comprends pas si les évènements et les personnages décrits sont des espérances donc imaginaires ou des véritables souvenirs – mais l’histoire devient pour moi plus intéressante à cet égard, même s’il n’y a aucune conclusion précise.  Recommandation ? Oui, avec des hésitations !

Hilary

Ce roman m’a vraiment touchée.  Il y a quelque mois j’ai commencé à lire un autre bouquin de Modiano, ‘Accident Nocturne’, mais je n’ai pas réussi à l’achever.  C’est rare pour moi d’abandonner un tel roman, mais l’histoire est si bizarre, les événements très confus, et je ne ressentais aucune sympathie envers les personnages.    Enfin, j’en ai eu marre!

Ainsi, je contemplais la lecture de ce roman avec incertitude, voire peur! Dès le commencement       j’étais soulagée car le personnage principal, Guy Roland, semblait vraisemblable, et je sympathisais avec sa perte de  mémoire.  Son patron, Hutte, était traité de la même manière: il y avait tant de détails sur cet homme et son bureau, qu’on pouvait s’imaginer  là.

Le roman commence avec Guy, seul, regardant la pluie à la terrasse d’un café, une image morne et dès lors il y a une atmosphère de regret, et de nostalgie.

Je me rappellerai pour toujours les noms exotiques, si mystérieux des personnages: Sonachitzé, Alec Scouffi, Oleg de Wrédé, Rubirosa, Giorgiadzé, Hunningen-Hunne, et Stioppa de Diagoriew;  ces gens si lointains, si éphémères, presque oubliés, qui ont mené des vies perturbées par la guerre, jetés ensemble par hasard, unis par leurs situations  précaires, et puis perdus dans la brume de la mémoire.

Et les maisons délabrées avec leurs intérieurs fades où Guy Roland rencontre ces individus, souvent anxieux, peureux, comme Mansoure qui continue à être effaré et se sent menacé dans les rues du quartier, bien que la guerre se soit passée  il y a longtemps.    Ses rideaux de satin rose, la soie bleu ciel, et ses souvenirs de l’assassin, Cavalier Bleu qui a tué Alec Scouffi, peut-être.

Les noms des rues semblent comme de la poésie:  ‘rue Anatole-de-la-Forge,  rue Claude-Lorrain,  rue Charles-Marie-Widor’.     “ Dans ce dédale de rues et de boulevards, nous nous étions rencontrés un jour, Denise et moi.  Itinéraires qui se croisent, parmi ceux qui suivent des milliers et des milliers de gens à travers Paris”.    Pour Guy c’est comme s’il cherche le centre de ce labyrinthe afin d’y voir clair.

Et peu à peu, goutte à goutte on découvre des faits, mais on ne peut pas les croire, parce que Modiano explore le territoire entre le rêve et la réalité.

Attention – Possible spoiler below…

 

Et à la fin, à Megève, l’histoire est plus concentrée, l’atmosphère de piège est effrayante et même la neige est menaçante.  Qui sait ce qui s’est passé à la frontière, et comment Guy, couché dans la neige et complètement abandonné, s’est sauvé?  On ne le saura jamais!

Sarah

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