A couple of weeks ago, in my Tuesday morning class, we read and discussed Marcel Proust’s famous passage about la madeleine. Here is a picture of une madeleine above.

In A la recherche du temps perdu, Proust explains how he remembers years later the taste of the little piece of madeleine dipped in tea that his aunt used to give to him when he came to say good morning to her on Sunday mornings:

“ La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté…”

So I asked my students to think of a memory which is triggered by a smell or a taste.

Sarah explained that when she smells wood smoke it reminds her of her one and only visit to India. Here is what she wrote in such a vivid and poetic style:

La madeleine de Sarah :

Une nuit hivernale, brumeuse et mouillée et je remarque, presque imperceptible, éphémère, l’odeur de fumée de bois dans le crépuscule.  Auparavant,  cette odeur n’apparaissait qu’en pleine campagne,  mais de nos jours les poêles à bois sont semés partout!

Cette fine volute de fumée se loge dans ma mémoire, et tout de suite me transporte à des milliers de kilomètres, volant au-dessus des océans lointains vers les villes bourrées de gens sous un soleil brûlant, écorchant, où les singes ornent les temples délabrés et les vaches émaciées errent dans les grandes rues.

Puis, plus loin, plus loin, où les contreforts se dressent devant les plus hauts sommets
du monde, les pics qui grattent le ciel où l’air est rare.

Et là, exactement là dans un village il y a quarante-trois ans, j’ai senti cette odeur de bois parmi les petites maisons himalayennes, les demeures des gens de montagne avec leurs joues rougies et leurs sourires si accueillants, il y a longtemps dans la buée de ma jeunesse.

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