Every year, students learning French with our experienced and native teacher Martine write an entertaining and witty scene about Mère Noël:

JINGLE

Mère Noël : Bonjour M le Facteur. Nous voici encore une fois.

Le Facteur : Je suis heureux de vous revoir.

MN :  Il me semble qu’il y a une montagne à grimper qui devient plus haute chaque année. Peut – être que je suis trop vieille pour ce jeu.

LF :  Est-ce qu’il y a quelque chose qui cloche, quelque chose de personnel ?

MN :  Vous me connaissez trop bien M le Facteur. Oui, ce matin j’ai reçu une lettre avec des mauvaises nouvelles ; mon roman a été rejeté par les juges du Prix Goncourt.

LF :  Chef, vous êtes rusée comme un renard ! J’avais aucune idée que vous étiez écrivaine. Comment trouvez-vous le temps d’écrire, en particulier à ce moment quand nous sommes si occupés ?

MN :  C’est toujours possible si on est résolu.

LF :   Les problèmes ont commencé déjà ce matin quand le traîneau n’a pas obtenu un certificat de contrôle technique. Immédiatement, j’ai reçu une offre d’Amazon d’assumer la responsabilité de la livraison des cadeaux de Noël.

MN :  C’est vraiment tentant mais cela nous coûtera trop cher.

LF : La tension nerveuse est toujours un problème. Par exemple, ces derniers jours, chaque fois que je suis à l’atelier, les elfes sont en train de rire comme des fous. Quand quelqu’un demande où se trouve quelque chose, indifférent à la vraie réponse, ils crient « en haut, en haut ! » Puis tout le monde rit comme des bossus. Ce n’est pas bon pour la productivité.

MN :  Ah, oui, ils font référence à une blague dans leurs leçons de français. Je vais régler ça. Il faut leur rappeler discrètement leur bonus. Laissez-moi faire.

LF :  Mais nous devons lutter contre cette tension nerveuse et votre passe-temps de la création littéraire m’a donné une idée. Nous devrions chercher une activité créatrice à laquelle toute l’équipe de Noël peut participer.

MN :  Très bonne idée M le Facteur. Si nous produisions un magazine de Noël ?

LF :  Chouette, Chef ! Il pourrait y avoir une variété d’articles pour tous les  intérêts et tous les goûts. Et, si c’est un succès, le profit sera ajouté à notre caisse de retraite.

MN :  Pour lancer un tel projet avec succès il faut trouver quelques personnes avec expérience et intelligence pour nous aider à le mettre en marche.

LF :  Pensez Chef…Qui nous a aidés dans le passé ?

MN :  Mais oui, naturellement… le Groupe de Mardi Matin ! C’est doux à mon oreille d’entendre parler de ces gens si intelligents et doués…

LF :  Si pleins de ressources…

MN :  Si obligeants et prêts à aider…

LF :  Et ils ne coûtent rien !

MN :  Oui, ils pourraient produire un magazine en un clin d’œil.

LF :  Nous pourrions demander à chacun d’écrire un article. Par exemple, Hilary est chaleureuse et compréhensive donc le courrier du cœur lui conviendrait parfaitement. Il faut seulement inventer certaines lettres pour commencer. Par exemple : « Chère Tante Agnès, depuis des lustres je m’entraîne assidûment pour être choisi comme membre de l’équipe d’élite de rennes qui tirent le traîneau de Mère Noël mais on me rejette toujours en disant que mon nez n’est pas assez rouge. J’ai grand besoin de conseil ou je vais me tuer. »

MN :  Oh, que c’est triste ! Je suis très émue !

LF : Je peux répondre : « Ne soyez pas si pitoyable. Prenez une douche froide et au travail ! »

MN :  Non, non, non M le Facteur. Vous avez un cœur de pierre.

LF :  Moi, je préfère des magazines avec beaucoup de photos. Les Dames Pipi m’ont donné celui-ci. Il a des photos des concurrentes de Miss Monde dans les années soixante-dix. Oh là là, il y avait de jolies pépées ! Cette Miss Cameroun…phoarr !

MN :  Ça suffit M le Facteur ! Je n’aime pas cette espèce de bavardage, merci.

LF :  Pardon Chef. Alan est un homme très sagace, il est microbiologiste et il aime voyager en Corse et à Paris. Il peut offrir des conseils au sujet de l’hygiène de la cuisine française et comment trouver l’hôtel parfait à Paris.  Il s’intéresse particulièrement aux œuvres d’art dans les chambres et il peut nous avertir quand il y a des nudités choquantes. Aussi il aime lire les romans policiers et il peut faire la critique des publications des plus récentes.

MN : Très bien. Maintenant Martin ; il est comptable. Il peut écrire un article au sujet du Brexit. Sans doute il le comprend mieux que les politiciens.  Martin a plus d’une corde à son arc. C’est un bon chanteur.

LF : Comme Alan qui était dans un chœur donc, peut-être qu’ils pourraient se déguiser comme des Pères Noël pour chanter « A Tous Joyeux Noël » sur YouTube. Ça doit être marrant On pourrait montrer des photos dans notre magazine.

MN :  Maintenant Geoffrey. Un magazine comme le nôtre doit avoir quelque chose au sujet de la santé et de la forme. Geoffrey est célèbre pour sa natation quotidienne de longue échéance. Il peut écrire sur ses expériences quand il était entraîneur de l’équipe des dames de natation synchronisée. Néanmoins, sa vraie passion est pour les animaux, en particulier les chiens. Probablement qu’il voudrait rappeler aux gens qu’un chien n’est pas seulement pour Noël.

LF :  Keith est un nouveau membre du groupe et il était spécialiste de droit pour une société commerciale mondiale.

MN : Malheureusement, il fait l’objet d’une enquête à cause de son lien avec les Brigades Rouges, une organisation terroriste en Italie dans les années soixante-dix. Martine est devenu soupçonneuse quand Keith est entré dans la salle de classe en portant des lunettes de soleil et puis a demandé que l’on allume la lumière. A supposer qu’il ne soit pas terroriste, ses souvenirs de ses aventures en Italie seraient intéressants pour nos lecteurs. Certainement, ils sont préférables au « Confessions d’une Dame Pipi ».

LF :  Gordon était ingénieur donc il peut réparer notre pauvre traîneau.

Nous ne devons pas oublier les deux fantômes du mardi matin : John Davis, le premier Père Noël ; Maureen, la première Mère Noël.

C’est bon d’apprendre que Richard va nous rejoindre pour les dernières leçons du trimestre. On dit que pendant sa longue absence il a travaillé sous couverture parmi les gilets jaunes.

MN Il faut choisir un nom pour notre magazine.

LF : Croquer ?

MN : Non ça encouragera à la consommation excessive.

LF : Mère Noël en marche !

MN : M le facteur, est-ce que vous lisez parfois les nouvelles ?

LF : Randonneur anglaise attaqué par un ours ?

MN : C’est trop long.

LF : Mais c’est une allusion à Shakespeare !

MN : TROP LONG !!

LF : Eléphant bleu?

MN: Trop bizarre.

LF :  Jingle ? Il y a l’étincellement, le tintement et l’excitation de Noël

MN :  D’accord, je l’aime.

LF : Il faut choisir le lancement de notre magazine.

L’idéal serait de le faire à la télé. Pour bien faire, il faudrait un couple télégénique.

MN :  Mais Martine et son mari Richard sont de belle prestance et charmants. Je les envisage assis sur le canapé.

LF :  Bon Chef, le magazine est organisé.

MN :  Je ne peux pas trouver mes lunettes.  Oh, que c’est embêtant !

LF :  Sans doute qu’ elles sont « en haut ».

MN : Merci de tous vos efforts M le Facteur.

LF : Bon Noël et bonheur à tous.

 

Joyeux Noël! Well done to our writers – if you would like to write in French as well as them you might want to attend our French Creative workshop in January. Merci à la classe du mardi!

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